Manon LeblacManon LeblacMa biographie

J'ai fait des études universitaires à l’UQAM où j'ai obtenu deux diplômes : l’un en Études littéraires, et l’autre en Sciences de l’Éducation, en plus d’études en communication, en administration publique et en politique.

 

Après avoir œuvré plus de vingt ans en enseignement, je suis maintenant journaliste culturelle, auteure et conseillère municipale.

 

Les trois tomes de ma tétralogie sur la folie déjà publiés : Dans le rouge du ciel (2000), Traîne-Misère (2009), Les Hommes bleus (2012). Aussi : La prison des visages (1992); Les Messagers Do (2007); La Bible de l’art abstrait 2012-2013 (p.122) ; Pour un printemps (2012, p. 160) ; L’Art d’oser (2012, p. 127-128) ; Une terre, de l’eau et du cœur (MRC de L’Assomption, 2013, textes multiples) ; Quand la poésie épouse l’art (2014, textes multiples).

 

D'où me vient mon inspiration ? 

Je suis inspirée depuis toujours par les êtres singuliers, différents, fous. Ceux qu’on ne remarque pas ou dont on évite le regard de peur de ce qu’ils pourraient nous dévoiler ou parce qu’on ne comprend pas les messages qu’ils portent, souvent presque seuls, à bout de bras : l’acceptation de l’autre, le non-conformisme, l’incommunicabilité. Je suis inspirée par une peur : celle d’un monde sans créativité sans imaginaire sans beauté. Un Monde sans porteurs d’essentiel sans chercheurs de vérités sans teneurs de mains pour soulever les ardeurs enfouies.

 

Comment se fait ma création littéraire ?

Ma création se fait d’abord par un personnage central dont je poétise la folie, la différence. Se greffent à lui un lieu, un univers, un propos. Sur un bout de papier griffonné, ces quelques bribes d’informations desquelles mots et images naissent au fur et à mesure que s’enfoncent les touches de mon clavier, poussant le personnage à se dévoiler, à me présenter ses amis, à me révéler son drame, à me faire comprendre son message. Parfois, le personnage me perd,  et je dois le réécrire, le re-questionner, le reprendre. Quand il m’a presque tout raconté, le travail d’organisation et de correction du texte commence. Là, il faut penser aux lecteurs, à l’éditeur. Là, quelques deuils sont à faire : ceux avant le tout dernier, troublant celui-là,  où tout est fixé, où l’on doit abandonner le personnage à son œuvre.

 

Manon

http://www.mleblanc.ca/anon